J01 - Nuit catalane
Une douche rafraîchissante, le temps d’installer nos bagages dans une sympathique auberge de jeunesse et nous voilà, déambulant dans les rues à la recherche d’un coin authentique pour dîner. Les rues sont étroites, les immeubles sont très hauts avec ce style architectural singulièrement catalan. Ainsi, aux environs de midi, en plein mois de juillet, la canicule à percer. Et partout, des palmiers. Les fenêtres ont toutes des mini balcons, et bien souvent, il y sèche du linge. Tout a l’air ancien, chaque bâtisse a l’air d’avoir été pensée avec minutie ; même les maisons les plus délabrées ont un charme inexplicable. Et à chaque coin de rue, le christianisme se manifeste : églises, cathédrales, vierges, icônes du Christ, et entre ces symboles religieux, foisonnent des magasins en tous genres : petites épiceries de quartier, coiffeur où les hommes se font shampooiner en chaîne, bars, restos, téléphonie mobile… Il est 20H30, et les grilles des vitrines ne sont encore pas prêtes d’êtres tirées. Ce soir, ce sera tapas et pælla. Marisco pour la pælla, richesse culinaire pour les tapas : olives vertes et noires, champignons, gambas, escargots, poulpes, poissons frits, etc… Le tout tinté de sangria et de vin rouge, ici, pas d’eau en carafe, seulement en bouteille.
L’eau du robinet est particulièrement mauvaise. Personne ne se risque à y goûter paraît il. Et dans chaque lieu de vie ou de passage public : des machines à sous qui clignotent de partout. Pour terminer la soirée, petit mojito et bière dans un bar minuscule. Nous sommes entassés, encore, là nous rencontrons un tas de gens. La diversité des origines ici est hallucinante, les étudiants viennent les 4 coins de la planète et échangent leur vie. Plus de minuit, l’heure de rentrer et se coucher… C’est par où, déjà ? Un tantinet égarés, nous sollicitons les passants : « Per Favor », les réponses sont variées, il n’y a que des touristes qui parlent français et ne connaissent pas la ville. On finira par y arriver à l’auberge de jeunesse, où l’ambiance est chaleureuse. Pour y entrer, il suffit de pousser une énorme porte cochère en bois, finement travaillée, magnifique, mais hélas, comme toutes les autres portes de la ville, elle subit le sortilège puissant du tag contre graffitis. Une fois la porte passée, il y a une petite cour intérieure et des escaliers qui déposent leurs voyageurs au fur et à mesure des étages. La distinction entre intérieur et extérieur n’est pas aussi évidente que dans nos pays froids.