J03 - Tanger-Essaouira
Traversée en ferry : 3H . Ca tangue de partout au dessus du détroit de Gibraltar. Les enfants vomissent et tombent dans les vapes, leurs parents les imitent. Arrivons à 7H, au bénéfice d’1H de décalage horaire. Dans le salon - salle d’attente de l’étage : 2 hommes munis d’un ordi scrutent nos passeports et y apportent 2 stampfs. Galère, nos passeports sont dans le van, au sous sol. Pourrons nous sortir les chercher ? Oh que oui, sympas les mecs. Après avoir vécu 3H30 dans la clandestinité la plus totale, nous regagnons Tanger en toute légalité.
Le seul resto ouvert est espagnol. Ce sera crevettes, calamar et tortillas.
Le long de la route du Maroc, des bergers veillent au bon engraissement des moutons, en leur maigre pâture. Des paysans cultivent de la canne à sucre, le blé, les figues. Petit avant-goût des montagnes de l’Atlas, avec celles du Riff. A proximité de Rabah, nous nous faisons arrêter par un flic en képi et veste d’infirmier, qui nous rappelle gentiment, tout en nous souhaitant la bienvenue au Maroc que la vitesse de croisière c’est 60 et non 80.
Un orage nous éclaire de ses mille feux mais notre course vers Essaouira est cruellement ralentie par une pluie avec laquelle aucun pommeau de douche, si sophistiqué soit-il, ne pourrait rivaliser.
Il se fait faim et nous nous arrêtons au marché de légumes afin d’acquérir deux magnifiques mains de bananes. 22 , nouvelle arrestation : nous recevons une formidable leçon de positive attitude. « Bonjour, je me demande pourquoi les français, vous ne respectez jamais la code de la route. Il n’y a pas de stop chez vous ? Vous avez acheté un mouton ? Non, on aimerait bien, mais on vient de la France. Moi j’en ai un, je vous invite à la partager ! »