J07 - Boujdour-Nouakchott
Au petit matin, nous avons repris la route du Sahara occidental, immense No man's land. Petite photo souvenir en quittant l'hôtel et son gérant, avec une pointe d'amertume quand même. Nous ne pouvons pas nous empêcher de penser à cet endroit...
Une ville entièrement créée pour accueillir les touristes, ds hôtels partout, plus somptueux les uns que les autres. Certains arrêtés en pleine construction. Et pour cause, les touristes ne se sont jamais arrêtés dans ce coin de nulle part, transformant ainsi peu à peu la ville en ville fantôme. C'est une sensation étrange car il faut savoir que dans les villes africaines, ça grouille de monde, comme aux abords d'une fourmilière. Le jour comme la nuit les rues sont abondamment peuplées dans un vacarme assourdissant. Et là, rien, pas âme qui vive, pas animal qui traverse la rue où seul notre fiat ducato a laissé quelques traces de gomme.
Pourtant, la nuit a été bien rude. Biensûr, nous avions un lit. Bien sûr nous avions l'eau chaude. Le grand luxe. Mais cette nuit, nous avons entendu ds chants et des djembé toute la nuit. Un long cortège défilant dans les rues, accompagné de chants nostalgiques et douloureux. Ca noue l'estomac tant que ca énerve. Le lendemain, nous apprendrons qu'il s'agissait en fait d'un mariage. Curieux.
Nous avons repris la route dans ce désert mauritanien au paysage lunaire et aux panneaux tous les 300 km en direction d'Atar, via Nouakchott à l'intérieur des terres.