J08 - Nouakchott-Atar
Dans la voiture, nous nous remémorons les événements de la veille. Les aléas de l'itinérance nous ont fait nous arrêter à Nouakchott, capitale de la Mauritanie à une heure du matin. Dans l'auberge, véritable salle de bains, avec toilettes à sièges!!! Et dortoirs. Avant d'aller investir les matelas, le responsable du camping nous offre une canette de 1664, tout droit sortie d'un espace réfrigéré. Lui-même semblait avoir déjà noyé quelques pensées dans les bulles jaunes. Curieux, en ce pays où l'alcool est formellement interdit et où il y a des barrages de policiers tous les 50 m qui ne manquent pas de nous demander si nous transportons des substances prohibées...
Matinée très calme ou chacun prend le temps de se réveiller. Au menu petit déjeuner très copieux (pain frais, jus et café) et 4h de route nous attendent jusqu’à Atar. Sur le chemin, de nombreux magasins de pièces détachées et d’épiceries garnies de pastèques…. En hiver !
Nous sommes finalement arrivés a Atar de nuit, moment insolite ou nous sentons que nous sommes arrivés en Afrique noire. Nous avons une seule idée en tête, retrouver Anne notre « contact ». Un garçon arrive en courant en nous demandant : « c’est vous qui cherchez la française ?? ».
On se retrouve dans une auberge tranquille, accueillis en famille autour d’un délicieux repas.
Tout se passant très bien, nous dormions pratiquement tous à l’arrière quand la voiture freina sec, Maryline et Soumia sont tombées violemment (évidemment pas attachées).
Pour l’histoire nous avons percuté une chèvre et tous les ennuis liés à cette perte. Des gens proposent de dissimuler le corps dans leur coffre moyennant un bakchich et un autre quidam venu de nulle part nous a invités à aller à la gendarmerie pour un constat.
Résultat plus que médiocre nous avons dû donner 5000 ouguiyas aux gendarmes pour une chèvre. Bref, ce n’était qu’inutile le pauvre berger n’en touchera rien (c’est ça le vrai sens du mot « tourisme équitable »)